Gérard Streiff

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Source : Wikipedia
Gérard Streiff suit à Strasbourg les cours de Sciences-Politiques (1967-1970), puis de l’Institut des hautes études européennes (1972). Il reprend ses études sur le tard, passe en 1997 un DEA à l’IEP de Paris et signe une thèse (1997-2001) consacrée au dirigeant communiste Jean Kanapa qui lui vaut le grade de Docteur de Science Po Paris en histoire. Entre-temps, il a travaillé au secteur international du PCF (1973-1981), a été correspondant à Moscou du quotidien L’Humanité (1982-1986), puis rédacteur en chef adjoint des magazines Révolution et Regards. Depuis 1994, Gérard Streiff travaille au département communication du PCF. Il a publié une trentaine d’ouvrages : essais sur l’histoire de l’intelligentsia de gauche dans les années 50, biographies, romans d’aventures et romans noirs.
C’est avec une œuvre à destination de la jeunesse, Le Port du désert (1998), ayant trait à la corruption et à la menace écologique au Kazakhstan, qu’il fait ses débuts de romancier. S’en suivront d’autres romans comme Les Pilleurs de fresques (1999), où des jumeaux parviennent à mettre à jour un trafic de peintures rupestres ; Maudit détroit (2001), histoire d’une amitié entre un vacancier en Espagne et un sans papier ; et Piège à loups (2002) sur une polémique opposant bergers et défenseurs des loups…
Paru aux Éditions Baleine dans la collection « Le Poulpe », son premier roman noir Le Cas GB (2000) démarre avec la découverte d’un corps dans la salle des archives du PC. L’enquête du Poulpe au siège du parti le conduira à évoluer dans le milieu SM de la capitale. Il se heurtera aux ombres de la guerre d’Espagne. En 2001, chez Baleine, Streiff inaugure avec Les Caves de la Goutte d’Or, la collection « Polarchive », une série de polars fictifs fondés sur des événements historiques alors éclairés par le regard contemporain. Dans ce premier opus qui donne naissance à deux personnages récurrents – Chloé, étudiante en histoire et Antoine, soixante-huitard, bibliothécaire et érotomane –, des archives sulfureuses sont mises à jour quarante ans après la guerre d’Algérie et font la lumière sur le sombre 17 octobre 1961. La série qu’il dirige reçoit un bon écho dans la presse mais s’arrête dans le naufrage de Baleine après un second titre. Elle sera relancée aux Éditions du Passage et compte en 2005 douze titres.
Sur le ton de la farce, La Guerre des croûtons (2002) raconte une guérilla inter-générationelle entre trois vieux politiciens au rancart et des trentenaires proprets qui monopolisent la campagne présidentielle. Dans Les Yeux de Lénine (2005), roman où se télescopent URSS d’hier et Russie d’aujourd’hui, un archiviste spécialiste de l’URSS est retrouvé assassiné. Une journaliste qui a hérité de ses papiers comprendra que la disparition d’une photographie et la crainte de sa réapparition constituent les raisons de ce meurtre.
Avec des romans engagés, documentés, et souvent en prise directe avec l’histoire, l’œuvre de Gérard Streiff se situe dans la lignée de Didier Daeninckx et Pierre Bourgeade, deux auteurs qu’il vénère.
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04.07.09 14:30:20, 